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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 09:44
Disparition de 2 membres de notre Comité d'Honneur

Robert Hossein et Pierre Cardin, deux personnalités de  notre Comité d'Honneur, tous deux médaille d'OR de La Ligue Universelle du Bien Public, nous ont quitté.

Nous adressons à leurs familles et proches, nos regrets les plus sincères.

Ils resteront toujours présents dans le coeur de nos récipiendaires.

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M
Madame, monsiur,
désolé pour mon français.
Le 7 décembre 1955, mon oncle ALBERTO SPADOLINI (Ancone 1907 - Paris 1972) reçoit a Paris le diplome de CROIX DE COMMANDEUR DE L'ORDRE INTERNATIONAL DU BIEN PUBLIC.
Je voulais vous demander si vous avez des documents sur Alberto Spadolini et quelles étaient les raisons de l'octroi de ce diplôme important.
Nous avons récemment découvert qu'en plus d'être un artiste éclectique, Spadolini était un agent secret:
« SPADO - Une vie d’Art et d’Espionnage ».
https://www.sfogliami.it/fl/238356/r66rb5qmggsst7qc592cnd1ptkry2rp?web=1&wdLOR=c202EA70F-7C3B-4941-BA03-0A80148369D6
Le James Bond dont personne ne parle, mais dont il est question à cette époque, n’est pas au service de sa gracieuse majesté. Cependant, comme 007, il est intrépide, sexy, et vit entouré de femmes séduisantes dans des milieux où s’épanouissent les requins des affaires et les mystérieux personnages d’une jet-set internationale. En mouvement perpétuel entre le monde du spectacle et les politiques, dans des milieux où chacun envisage les scénarios d’une guerre inévitable, Alberto Spadolini (Ancône 1907 – Paris 1972) vit alors à Paris.

Pendant qu’en toile de fond l’Allemagne d’Hitler dessine sur toute l’Europe un décor de feu et d’horreurs, Joséphine Baker aide à débuter dans le music-hall ce jeune homme au corps sculptural, qui danse comme inspiré par des visions surnaturelles. Nul ne le sait alors : cet intrépide héritier de Mata Hari – recruté par Joséphine Baker et Mistinguett, ses deux partenaires et complices – travaille pour les services secrets français.

L’arrivée de Spadolini en France donne le vertige : ses succès comme premier danseur de l’Opéra de Monte Carlo, sa fugue amoureuse avec la femme de Jean Renoir, les spectacles de bienfaisance qu’il organise, les louanges du poète Paul Valéry où il se voit qualifié de mythologique, mystique et faunesque tour à tour, ou celles de Fernand Divoire : un phénomène selon le poète spécialiste de la danse, tout s’enchaîne et forme autour de SPADO un écran qui dissimulera ses activités d’espion.
Pendant que se trament les intrigues et se nouent les destins, la saga continue.
Bientôt Joséphine Baker, sa partenaire au Casino de Paris, fera du beau SPADO une étoile internationale jusqu’à leur tournée orageuse de Londres qui marquera la fin de leur idylle rocambolesque. Qu’à cela ne tienne ! SPADO répond à l’appel des Folies Bergère, rencontre Jean Marais qui le fait débuter au cinéma dans « L’épervier » avec la princesse Natalie Paley, cousine du tsar Nicolas II et sentimentalement liée à Cocteau.

À la fin de la guerre, sans jamais reparler de son passé d’espion, Spadolini retrouve Paris et sa passion pour la peinture qui jamais ne l’a quitté. Il remet cette activité au premier plan et peint toute une série de toiles liées à la danse, où danseuses et danseurs voltigent légers dans l’air — « des transfigurations de l’âme », d’après Cocteau.

Nous vous souhaitons une bonne lecture.
Marco Travaglini, neveu et biographe d’Alberto Spadolini
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